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Politique de recherche et planifications stratégiques à venir cet automne

Membre de la communauté de recherche,

Les derniers mois ont été riches en événements : Sommet sur l’enseignement supérieur (25 et 26 février), attribution d’un pont financier pour les Fonds de recherche, étude des crédits budgétaires lors de la Commission de la culture et de l’éducation (13 février), Assises nationales sur la recherche et l’innovation (15 et 16 avril), forum sur l’art, la culture et le mieux-être (8 février), journée de réflexion sur la formation à la recherche (30 avril), journée des Fonds au Congrès de l’Acfas (8 mai), forum de réflexion sur la recherche en développement durable (3 juin), lancement de l’espace Web Le Québec en recherche (5 juin), mission au Mexique en juillet dirigée par la première ministre (ma lettre dans Le Devoir parue le 16 juillet) et j’en passe. Sans compter tout le travail de l’équipe des Fonds dans le cadre de l’élaboration de la politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI), qui devrait être rendue publique à la rentrée. Une nouvelle qui devrait s’inscrire dans le cadre d’une série d’annonces du gouvernement du Québec, notamment celles qui ont trait à un grand projet sur l’électrification des transports, à la politique industrielle et à la politique sur le commerce extérieur et l’exportation. Un automne chargé en perspective.

Les grandes priorités de la future PNRI ont été discutées lors des Assises nationales sur la recherche et l’innovation. Elles comportent de grands défis de société, tels que les changements démographiques, le développement durable et l’identité nationale (publications en français), en plus, bien sûr, d’assurer le financement de la recherche fondamentale et de la relève. En parallèle, les partenariats publics-privés continueront très certainement d’être encouragés, dans le but de créer une véritable société du savoir au bénéfice de tous. L’ambitieux objectif du gouvernement pour que les investissements atteignent 3 % du PIB en recherche et en innovation exigera la participation de tous les partenaires, de la grande à la petite et moyenne entreprise, en passant par les différents paliers de gouvernements, les fondations et le grand public. Il est toutefois essentiel que ces partenariats se développent dans les règles de l’art, selon les exigences les plus élevées en matière d’éthique, d’intégrité et de bonne gouvernance. Il en va de la réputation du Québec et de sa communauté de chercheurs.

Du côté des trois Fonds de recherche, grâce au travail acharné des directeurs scientifiques, de leurs équipes et des conseils d’administration, les planifications stratégiques 2014-2017 sont pratiquement finalisées et devraient être approuvées lors des séances des conseils d’administration qui se tiendront en octobre. Le soutien de la relève y occupe une place de choix, mais fera l’objet de certaines mises à jour afin de mieux refléter la situation actuelle en ce qui a trait à la diversité des carrières qui s’offrent à nos diplômés. La recherche intersectorielle occupera une place plus grande, la recherche exigeant de plus en plus le maillage d’expertises variées pour résoudre les défis qui se posent à notre société. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le développement de la recherche intersectorielle fait partie du mandat qui m’a été confié lors de la création de mon poste. Bien entendu, tout cela ne sera possible que si l’on augmente de façon substantielle les budgets des trois Fonds. Cet automne, vous recevrez des renseignements supplémentaires au sujet des planifications stratégiques.

Que nous réservent les prochains mois ? Bien sûr, le lancement de la PNRI et les suivis qui y seront associés – notamment les budgets des trois Fonds pour les trois à cinq prochaines années –, l’actualisation des plans stratégiques des Fonds grâce aux plans d’action annuels, le lancement de divers programmes de recherche intersectorielle résultant des forums tenus au cours de la dernière année, le développement de la programmation en matière de recherche et d’innovation associée aux grands défis de société annoncés dans la PNRI, l’élaboration des politiques des Fonds en matière d’intégrité scientifique et de libre accès, notre participation aux divers chantiers post-Sommet sur l’enseignement supérieur – y compris, par exemple, le futur Conseil des universités – ainsi que l’élaboration de notre politique de partenariats internationaux et celle qui porte sur le soutien aux infrastructures de recherche. Autrement dit, un automne qui s’annonce très occupé, mais stimulant. Il sera sans doute question de formation de la relève, par le biais de diverses consultations auprès des autorités collégiales et universitaires. Enfin, nous souhaitons aussi bonifier notre offre de partenariat avec plusieurs ministères du gouvernement québécois.

Pour ce qui est des communications et de la mobilisation des connaissances, nos nouveaux sites Web et notre stratégie en ce qui a trait aux médias sociaux devraient être lancés à la fin de l’année. Ces nouveaux outils faciliteront nos communications avec nos diverses clientèles, en plus de mieux faire connaître certains programmes, comme celui des étudiants-chercheurs étoiles. Ils nous permettront aussi de mettre encore davantage en valeur la richesse des nouvelles connaissances et des résultats qui découlent de la recherche que soutiennent les Fonds.

Voilà un résumé des activités des mois passés et à venir. Je vous souhaite un été tout en douceur. Au plaisir de vous revoir à la rentrée !

Rémi Quirion, O.C., C.Q., Ph. D., m.s.r.c.

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