Responsable : 
Léa Plourde Leveillé

Établissement : 
Université du Québec à Montréal (UQAM)

Année de concours : 
2020-2021

Léa Plourde Leveillé, responsable, Université du Québec à Montréal

Secteurs de la recherche : Sciences humaines et sociales; Sciences de la santé

Table des matières

  1. RÉSUMÉ DU PROJET

1. RÉSUMÉ DU PROJET

Les taux de suicide sont 10 fois plus élevés au Nunavut que dans le reste du Canada et ce sont majoritairement les jeunes Inuits âgés de 15 à 25 ans qui sont les plus à risque d’avoir des comportements suicidaires. Les facteurs de risques du suicide au Nunavut ont déjà fait l’objet de nombreuses recherches, mais peu s’intéressent à la résilience des communautés. Les Inuit du Nunavut dénoncent cette lentille pathologisante et appellent à l’approfondissement des connaissances sur la résilience des communautés et de leurs jeunes.

Ce projet a été développé en collaboration avec des habitants de Arviat et de Pangnirtung et avec le soutien d’organisations locales et régionales. Arviat se situe parmi les 5 communautés avec le plus bas taux de suicide sur le territoire, tandis que Pangnirtung est la deuxième communauté avec le plus haut taux de suicide. Ce projet de recherche a été développé dans l’objectif d’explorer les facteurs qui favorisent la résilience des jeunes Inuit à risque suicidaire à Arviat et à Pangnirtung. En se fondant sur le point de vue inuit, cette étude vise à de décrire : les forces individuelles et communautaires, les ressources utilisées et désirées ainsi que les opportunités d’utiliser les stratégies d’adaptation considérées efficaces afin de contribuer au développement de plans de prévention du suicide qui s’ancrent dans la culture inuit, répondent aux besoins et se basent sur le savoir local.

Ce projet s’inscrit dans une approche participative ce qui permettra d’atteindre un équilibre entre la production de données probantes et les bénéfices pour ces communautés. La collecte de données a été effectuée auprès de 30 jeunes Inuits âgés de 15 à 24 ans par le biais d’entrevues individuelles et par l’intégration de photos prises par les participants et illustrant des moments positifs. Les entrevues ont été transcrites et sont actuellement analysées avec le logiciel Nvivo v11. L’analyse sera enrichie par un processus itératif de dialogue sur les résultats avec les membres des comités aviseurs dans les deux communautés. Enfin, une rétroaction des résultats et une discussion en groupe sur la recherche et les résultats seront proposées aux membres des communautés, et une exposition photo pour présenter les photos partagées par les participants sera organisée. La méthodologie privilégiée assure la participation des communautés et des représentants des organismes collaborateurs à toutes les étapes de la recherche pour favoriser l’application durable des connaissances. Le projet ainsi que l’analyse des données sont soutenus par le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) à l’UQÀM.

Il est attendu que ce projet fournisse des renseignements contextuels concrets au niveau local et qu’il sera l’occasion pour les deux communautés d’apprendre l’une de l’autre.  De plus, cette recherche permettra d’identifier les facteurs qui favorisent la résilience dans deux communautés avec des taux de suicide différents. Finalement, ce projet contribuera à l’avancement des connaissances en intégrant le savoir inuit à des concepts reconnus en suicidologie en promotion de la santé mentale.

Appel à proposition