Chercheuse : 
Doré, Isabelle

Établissement : 
Université de Montréal

Année de concours : 
2021-2022

La santé mentale est une priorité de santé publique au Québec, au Canada et à travers le monde. Un Canadien sur deux souffrira d’un problème de santé mentale au cours de sa vie, ce qui entraine des conséquences majeures sur leur fonctionnement physique, psychologique et social. Certains contextes de vie particuliers tels que la transition à l’âge adulte un diagnostic de cancer ou encore la situation actuelle de pandémie à COVID-19 placent les individus en situation de vulnérabilité et présentent une menace importante pour leur santé mentale. L’activité physique est une stratégie prometteuse pour améliorer la santé mentale, prévenir et réduire les symptômes de troubles mentaux auprès de la population générale et de populations cliniques. Or, moins de 20% des adolescents et adultes canadiens atteignent les recommandations en AP. De même, nous avons une connaissance limitée des types et contextes d’AP qui permettent de maximiser les bienfaits sur la santé mentale et des mécanismes impliqués. Mon programme de recherche vise à combler ces lacunes, notamment en identifiant les caractéristiques spécifiques de la pratique d’AP qui sont associées à une meilleure santé mentale et comprendre les mécanismes impliqués.

En tant qu’épidémiologiste doté d’un parcours interdisciplinaire en sociologie, santé publique et kinésiologie, je vise à identifier les déterminants de la pratique d’AP et les caractéristiques spécifiques de l’AP qui sont associées à une meilleure santé mentale et élucider les mécanismes d’action impliqués. Spécifiquement, mon programme s’articule autour de trois principaux axes qui visent à 1) Identifier les déterminants contextuels de la pratique régulière d’activité physique, 2) Déterminer les modalités optimales de l’activité physique pour améliorer la santé mentale, 3) Comprendre les mécanismes psychosociaux impliqués dans la relation activité physique-santé mentale. Mon programme de recherche inclue trois projets de recherche distincts, chacun spécifique à une population vulnérable: les jeunes en transition à l’âge adulte (Projet 1), les patients et survivants du cancer (Projet 2) et les personnes greffées et immunosupprimées en contexte de COVID-19 (Projet 3). Chacun de ces projets intègrent les trois axes de ma programmation de recherche. Pour documenter ces axes de recherche, je propose une approche en méthodes mixtes qui combine des méthodes statistiques innovantes en épidémiologie appliquées à des données longitudinales et des méthodes qualitatives.

Mon programme de recherche se situe en continuité avec mes travaux réalisées lors de mon doctorat et postdoctorat ainsi qu’au cours de ma première année comme professeure-chercheuse. Ce programme sera rendu possible grâce à l’expertise dans la conception et la réalisation de projets de recherche et d’analyse de données complexes et les collaborations que j’ai développées au cours de ma carrière. Mes travaux permettront de faire avancer les connaissances et de formuler des recommandations fondées sur les données probantes pour orienter le développement de programmes de promotion de l’activité physique qui visent à optimiser la santé mentale. Ces connaissances permettront de soutenir les efforts du Canada pour promouvoir la santé mentale des jeunes, des patients et survivants du cancer et des personnes greffées et immunosupprimées.